Couleurs, jeux de lumière, perspectives… Jacques Rochvarger ose les mélanges détonants dès son plus jeune âge. Depuis, le Parisien a fait du chemin, sans jamais s’éloigner bien longtemps des sentiers de la capitale. Difficile de couper le cordon avec la ville où il a vu le jour en 1958.

En quête du geste technique parfait, l’artiste se définit avant tout comme un artisan. Il aime créer en respectant l’habilité des maîtres du pinceau pour capturer l’efflorescence végétale.

Mais la technique ne s’arrête pas là. Dessinateur avant tout, il s’illustre dans les portraits et met en valeur les expressions. S’il se laisse une marge de manœuvre, l’artiste peintre s’applique à ne pas écorcher les traits du visage. La touche finale réside dans le choix du cadrage et la mise en avant des couleurs.

La rupture avec la peinture semblait pourtant bel et bien consommée. Après avoir réussi le concours d’entrée d’une fameuse école de dessin à l’âge de 16 ans, son chemin est tout tracé pour intégrer l’école Boulle. Mais il ne rentre pas dans le moule et opte pour une sortie de route.

Il se forme alors à la plus dure des écoles, celle de la vie active. Après plusieurs petits boulots, il revient à ce qui l’anime : la création. Graphiste pendant 35 ans, il restera pendant 24 ans à la tête de son entreprise de publicité. Mais la peinture n’est jamais très loin. Il voyage toujours avec quelques tubes, au cas où l’envie de s’y remettre pointerait le bout de son nez.

Le déclic survient en 2011, lors de vacances à St Nazaire-de-Valentane, un petit village du Tarn-et-Garonne (82). Là où la nature reprend ses droits sur les constructions de l’homme, il peint à nouveau. L’artiste se teste et reprend ses marques sur des toiles de plus en plus en grandes. Il joue avec les contrastes , les ombres et lumières, les profondeurs de champ.

De ses photographies, qui lui servent de base, il vogue au fil de son inspiration sur la toile. Le coup de pinceau est le commandant de bord. Seule la peinture règne sur ses tableaux.

Une reconversion réussie puisque son travail est récompensé par la Médaille d’Argent au concours international d’Art-Sciences-Lettres en 2015 ainsi que son entrée dans Dictionnaire de Cotation des Artistes du XVe siècle à nos jours 2017 édité par Christian SORRIANO. Depuis septembre 2017, il est également trésorier de la Société des Artistes Indépendants, créatrice du fameux Salon des Indépendants en 1884.

Si Jacques Rochvarger n’est pas à la recherche du temps perdu, il n’hésite plus désormais à s’exposer.